Programmation urbaine - Assistance à Maitrise d'Ouvrage EOL, 2018-2019

Ouest-France 8/11/19

Pays de Quimperlé. Le futur conservatoire adopté, sans fause note

Le futur conservatoire de musiques et danses du pays de Quimperlé s’installera sur le site du centre Guéhenno. - Crédit: Ouest-France

Réuni mercredi soir, le conseil de la communauté d’agglomération du pays de Quimperlé, à l’unanimité, a lancé le projet.

Le futur conservatoire de musiques et de danses du pays de Quimperlé est le fruit d’une longue histoire, comme le rappelle Jacques Juloux, vice-président de l’agglomération à la culture, lors du conseil communautaire réuni mercredi soir. Nous travaillons sur ce sujet depuis 15 ans. Au début, il s’agissait d’un plan coûteux. Il a été repensé en 2008-2009. Le 1er janvier 2017, le Conservatoire est devenu une compétence de l’agglomération. Encore un mandat pour le nouveau conservatoire et cela fera 20 ans de travail, en tout.

Le choix des élus du pays de Quimperlé est fort : le conservatoire se fera au centre de la ville-centre. Après 2 ans de réflexion au sein de la commission Culture, ce projet est celui du consensus, poursuit Jacques Juloux avant de préciser le contenu exact du projet et le calendrier.

Le choix de Guéhenno

Installé dans un ancien hôtel du XVIIIe siècle, l’actuel conservatoire est aujourd’hui inadapté pour l’accueil du public en situation de handicap et ne répond plus aux objectifs de développement culturel. Avec 1 150 élèves en musique et danse accueillis, dont la moitié vient de communes autres que Quimperlé, il arrive à saturation.

Deux sites avaient été étudiés : l’un en zone inondable en basse-ville, aux abords de la rue Le-Roch, l’autre au centre Guéhenno. Le choix du centre Guéhenno a fait consensus au conseil communautaire. Des voix s’étaient néanmoins fait entendre, mais seulement à Quimperlé, pour regretter ce déménagement de la basse vers la haute ville.

Intégrer ce nouvel équipement dans un quartier du cœur de la haute ville nécessite un travail en commun avec Quimperlé. Il convient de concevoir un projet global intégrant la construction du nouveau conservatoire et la recomposition urbaine et paysagère des espaces publics du quartier Guéhenno, souligne Jacques Juloux. De fait, la Ville de Quimperlé cède un terrain de 3 300 m2 à l’agglomération et assurera, à hauteur de 1,216 million d’euros, le coût de l’aménagement des abords. À l’agglomération de prendre en charge le coût du chantier du futur conservatoire, pour un montant global estimé de 7,584 millions d’euros dont 6,24 millions d’euros pour les travaux.

Le futur conservatoire proposera des salles d’enseignement de musique et de danse, un auditorium de 250 places, studio d’enregistrement et de répétition, une partothèque et 25 places de parking en sous-sol pour le personnel.

Chacun sa partition

« Pour Quimperlé, ce projet est un partenariat entre la communauté et la commune, relance Michel Forget, vice-président de l’agglomération et adjoint au maire en charge de l’urbanisme. Il permet de bâtir un projet global dans un cadre urbain renouvelé. Il sera conçu par un seul maître d’œuvre, c’est un gage de confiance. Et la ville de Quimperléintègre sa part dans l’AMI - N.D.L.R. : appel à manifestation d’intérêt.» Ville et agglomération bénéficieront de subventions.

Le Mellacois, Christophe Lescoat se félicite de voir ce projet en centre-ville, contrairement à la Maison de l’économie qui se construit sur une zone. Je m’interroge quand même sur son accessibilité, sa mise en œuvre, son utilisation et sur le parking souterrain.

Michel Forget lui rappelle l’engagement pris par la Ville de Quimperlé dans son plan local de déplacement, de maintenir le nombre de places de stationnement existant et précise que la dénivellation du terrain autorise un parking sous-sol pour les enseignants.

Quant à la jauge retenue de 250 places pour l’auditorium, Jacques Juloux rassure les Moëlanais qui auraient pu craindre une concurrence pour leur salle de l’Ellipse : La jauge a fait l’objet d’un consensus. Le Rédenois Jean Lomenech pour sa part, n’est pas d’accord sur la répartition des coûts.

Pour ce qui est de la danse et de la musique, nous sommes un département très regardé, pointe la Cloharsienne Anne Maréchal, également conseillère départementale. Je me félicite de ce projet qui donne de vrais lieux artistiques pour nos enfants.

 

Le 08 novembre 2019

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